René BARJAVEL (1911-1985), "La nuit des temps"
Genre : Science fiction
Résumé : En mission au pôle Sud, des scientifiques français découvrent des ruines et un émetteur ultra-sons qui fonctionne, sous 1000 mètres de glaçe. A cette profondeur, la glace date de 900 000 ! Aussitôt, les chercheurs du monde entier se précipitent et s'activent pour creuser jusqu'au signal. Ils découvrent une énorme sphère d'or dans laquelle un homme et une femme sont conservé dans de la glace, intacts. Les scientifiques commencent à décongeler et ranimer la femme : elle se nomme Eléa et est d'une beauté suprême. Le narrateur de l'histoire, Simon, un docteur qui fait parti du groupe de scientifique tombe fou-amoureux d'elle. Grâce à la Traductrice, une machine très puissante, et à une alliance mondiale, les scientifiques de tous les pays vont traduire le langage d'Eléa. Ainsi, elle leur raconte ce qu'a été sa vie avant qu'elle ne soit endormie. D'après son récit, Eléa vivait au Gondawa, un pays paisible et prospère avec son compagnon Païkan. Le Gondawa possédait une avance technologique prodigieuse et son peuple s'avait fabriquer des objets à partir du néant grâce à la mystérieuse équation de Zoran, trouvé par Coban. Mais malheureusement, le Gondawa etait entré en guerre contre son voisin, l'Enisor et le peuple Gonda possédait une machine tellement puissante qu'en cas d'utilisation, toute forme de vie serait détruite de la surface de la Terre. Pour sauvgarder le savoir de son peuple, Coban avait décidé de faire cette sphère d'or et d'y conserver jusqu'à temps qu'elle soit découverte une femme et un homme, car ils pourront recréer la civilisation de Gondawa. Malheusement, la femme choisie a été Eléa, car elle représente la perfection...
Le reste, je vous laisse le découvrir. Mais à cause de l'avidité des hommes, La pauvre Eléa va connaître une funeste fin.
Opinion : Ce livre m'a vraiment beacoup plus, car il ressemble à la fois à un documentaire et à un roman. La science-fiction ne m'a jamais intéressée mais ce livre m'a quand même plû. La relation entre Eléa et Paîkan y est décrite de façon très belle, touchante, troublante. C'est un sentiment (si c'est possible), plus fort que l'amour ("Et il y en a quelques uns dont la Désignation a été une réussite absolue, et dont l'union semble avoir commencé au commencement de la vie du monde" - Edition Pocket Junior, p.194). Mais à deux, ils ne peuvent pas être plus forts que la mort et restent unis jusqu'au bout. Je trouve cela presque mieux pour Eléa de mourir, plutôt que d'être assaillie par les journalistes, les scientifiques, les Etats du monde entier,...A la fin, le lecteur s'apperçoit que l'avidité de pouvoir, le manque de délicatesse est trop dure pour Eléa ("[...] un monde sauvage et frénétique" - p. 367). Grâce à ce livre, je me suis vraiment rendue compte que, parfois, les hommes peuvent être très heureux mais veulent quand même se détruire à tout prix. Au contraire, lorsqu'ils s'unissent, ils peuvent surmonter bien des obstacles. Leur folie les détruit mutuellement et j'aimerais tant qu'actuellement les Hommes soient un peu moins fous...

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